Réduire le déficit public par une réduction des dépenses publiques ?

Dans la théorie, la réduction du déficit public peut se faire si l’on réduit les dépenses publiques. En effet, la pression fiscale s’en trouve théoriquement réduite, ce qui incite à l’investissement et la consomation du secteur privé. C’est ce que l’on appelle la neutralité ricardienne (l’équivalence ricardienne). 

Mais dans le contexte actuel, cette théorie est remise en question. Lors de la dernière crise de la zone euro, les États ont opté pour une réduction du déficit public par une hausse des impôts et une baisse des investissements en R&D, éducation… Cela s’explique tout simplement par le fait qu’une réduction des dépenses publiques qui se ferait par une baisse de la pression fiscale, ne ferait qu’augmenter le poids de la dette, qui pèse très lourd dans les budgets publics, et qui était le coeur du problème à l’époque. La baisse du déficit ne ferait donc que dégrader les services publics, en plus de la baisse proportionnelle des dépenses aux recettes.

En clair, les États sont en incapacité de réduire leur déficit sans réduire l’activité économique, car la dépendance au secteur public est trop importante alors que le service de la dette pèse lourd dans le déficit. En clair, les politiques d’austérité, via la réduction du déficit, mettent à mal l’activité économique, car cela ne bénéficie pas à la baisse de la pression fiscale…

 Par Thomas Andrieu

Auteur de « 2021, Prémices de l’effondrement« 

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