TERRIBLE CRISE EN 2021! Par T. Andrieu

   Comme j’en ai parlé dans mon livre « 2021, Prémices de l’effondrement« , publié avant le coronavirus, la crise en 2021 est inévitable. Car la récession était presque inévitable. J’ai insisté sur le fait que cette récession allait provoquer une forte correction des actifs privés suivie d’une correction des actifs publics, particulièrement visible à partir de la fin 2020.

   Autrement dit, on pouvait clairement mettre en avant en 2019 le fait que le risque de crise des dettes publiques allait exploser et probablement dépasser celui de 2010. Il est clair que l’épargne, hyper-dépendante des obligations d’États sera largement mise à mal. À ce risque obligataire, comme j’en ai parlé, suivra un risque monétaire, probablement un des plus élevés de ce siècle.

Voici un extrait de mon livre « 2021, Prémices de l’effondrement » :

« SCENARIO POSSIBLE DE PROPAGATION D’UNE CRISE EN 2021 »

Depuis la sortie des difficultés de la crise de 2007-2008, le système est entré dans une des plus longues phases de croissance enregistrées. Cette phase peut se définir comme dopée. Jamais une croissance n’aura en effet été financée avec tant de dettes. Ce fut tout l’objet des politiques monétaires et fiscales de cette dernière décennie : gonfler la dette pour soutenir le système. Si l’on se concentre sur les prévisions cycliques, nous pouvons dégager un scénario qui est le plus cohérent avec les événements qui risquent d’arriver (sans traiter de leur intensité). 2020 sera sûrement l’année où culmineront, après une longue phase haussière, les actifs privés tels les actions, ou certaines matières premières. S’ensuivra une très probable année baissière en 2021.

En effet, à la survalorisation des marchés (publics et privés), s’ajoute le fait que l’économie commence à fatiguer. Un ralentissement économique, ajouté à une correction « normale » du marché, fournit les ingrédients suffisants pour faire retourner les choses. Premièrement, la chute des actifs privés qui semble pouvoir prendre effet en 2021 traduirait une situation directe de ralentissement économique. Dans notre capitalisme d’État, un ralentissement économique aurait des conséquences désastreuses. Autrement dit, de très probables difficultés budgétaires alors que les agents deviendront plus prudents. Nous assisterons donc sûrement à cette magnifique inversion (contagion) actifs privés/public.

Le ralentissement économique provoquerait donc des difficultés budgétaires. Difficultés qui feraient immédiatement monter les taux obligataires. Situation dans laquelle, les États ne pourront probablement pas tenir. C’est quand les États ne pourront plus rouler leurs dettes que le système va probablement chavirer. Il semblerait, en conformité aux cycles, que les agents au sens large se retournent alors vers les actifs privés, à la recherche de titres de propriété, seules garanties dans un système où la confiance envers le
secteur public s’effondre. En plus de ce détournement (voire ruée) vers les actifs privés, s’ajoute la très probable pénurie à venir
sur certains actifs (matières premières). C’est généralement quand la confiance envers le secteur public s’effondre, que l’on peut remarquer les inflations les plus terribles. Simplement car le système s’affranchit brutalement d’une pression déflationniste. En clair, l’inflation de pénurie viendrait dans de très bonnes circonstances. Inflation de pénurie qui obligerait le système entier à remonter les taux (pour ne pas passer dans l’hyper-endettement, qui ne ferait qu’aggraver la situation). Au niveau des taux, c’est alors l’impasse ou presque. […]

C’est historique, quand la dette est trop haute par rapport à la solvabilité, celle-ci connaît une correction. En clair, le système entre en crise. Les États ne tiendraient pas à une hausse des taux (sauf intervention centrale encore et toujours plus massive,
ce qui ne fait qu’amplifier l’économie de Ponzi). Hausse des taux qui posent alors le système face à un risque de crise des dettes publiques, largement supérieur à celui de 2010 ! Risque qui ne cesse de croître à partir de l’automne 2021. Si nous devons résumer notre très probable avenir économique, après la plus longue phase dopée enregistrée, il faudra retenir les événements qui
suivent :

1/Correction d’une grande partie des actifs privés en 2021 en complémentarité au probable ralentissement économique. 2/Ralentissement économique qui serait d’ailleurs la cause de la hausse du risque des difficultés budgétaires. Difficultés budgétaires qui ne pourront que faire s’effondrer la confiance envers le secteur public. Perte de confiance qui conduira dans ce cas, vers une hausse des taux (et au repli de l’économie, dans des économies où plus de la moitié du PIB dépend des dépenses publiques !).                 3/Hausse des taux qui s’ajoutera au probable détournement vers les actifs privés (du fait de la chute de confiance envers les actifs publics).
4/Détournement qui suivra vers les actifs privés auquel s’ajoute donc l’inflation de pénurie. Inflation de pénurie qui ne peut être la source du piège, qui, dans ce cas de figure, poussera à la hausse générale des taux. Hausse des taux qui fera enfin entrer le système dans le cercle vicieux tant redouté !

Dans un premier temps, le marché boursier corrige fortement et dans un deuxième temps, une fois que la défiance vers le secteur public est totale, les capitaux se ruent vers les actifs privés et le marché boursier remonte fortement.
[…]

Soit le piège pour les banques centrales sera total, et le système sera écrasé par la lourdeur qu’est la décision de remonter les taux. Sinon, le système arrive plus ou moins à tenir, à maintenir la confiance, à contenir l’effet de surprise, et probablement à
gonfler un peu plus la dette. Il faut par ailleurs retenir le fait que baisser les taux dans une économie de Ponzi, n’a qu’une très faible efficacité (ce qui explique d’ailleurs les très faibles taux actuels). À l’inverse, la hausse des taux fait imploser cette pyramide qui a besoin d’encore et toujours plus de dettes pour subsister (jusqu’à l’arrivée du fameux « moment Minsky »).
Simples difficultés budgétaires ou effondrement complet, il faut cependant retenir l’intrigue, et la contextualiser dès que possible. Ainsi, nous avons à apporter une réponse temporelle : oui, 2021 pourrait bien être le début de cette intrigue tragique de la crise des dettes publiques.

[…]
Ce sera alors juste une question de réaction des agents économiques. Réaction qui, aujourd’hui, semble être marquée par un manque profond de confiance, nous pouvons déjà le sentir dans l’air. L’intrigue de la crise des dettes sera sûrement étalée dans le temps. Mais l’éclatement de cette hyper-bulle n’est plus qu’une question d’une ou deux décennies, voire de seulement quelques dizaines de mois (dans le cas d’un ralentissement marqué sur certains territoires). Les dates à mettre en avant étant développées tout au long du livre. À partir de 2021, le risque de crise des dettes publiques sera graduellement plus haut jusqu’au moins au début de la prochaine vague cyclique de 51,6 ans. Il faut également noter quelques principales dates où le risque est un peu plus concentré : 2021, 2027, 2033.
Après 2033, pendant presque 10 ans, le risque de défaut connaît un apogée sans précédent dans l’Histoire (de manière historique).
Ainsi, si un conseil doit être avancé, ce sera probablement le suivant : restez sur vos gardes.

Quand la correction des actifs privés pointe, restez à l’affût du moindre signe de contagion à un autre marché (obligataire). Si ce signe prend effet, en plus d’un ralentissement économique, (et éventuellement du retour d’une inflation de pénurie), alors vous
pouvez être quasi-certains de connaître l’intrigue classique d’une crise des dettes publiques, mais cette fois-ci, amplifiée par les dernières politiques monétaires et fiscales. […] »

Extrait du livre « 2021, Prémices de l’effondrement« , pages 310 à 315.

   Dans la rubrique « Prévisions », vous retrouvez tous les détails pour se prémunir du risque de perte de l’épargne en se dirigeant vers divers placements. Il ne fait pas de doute que le capitalisme d’État va commencer sa lente agonie en 2021. Et que l’épargne, complètement dépendante de ce modèle économique, va connaitre de lourdes difficultés.

Par Thomas Andrieu.

Auteur de « 2021, Prémices de l’effondrement« 

Ne passez pas à coté de nos prochaines actualités économiques, inscrivez-vous à notre newsletter

Soyez le premier à commenter !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *