Comprendre les produits dérivés (CFD, options, swaps…).

C’est paradoxal : les produits dérivés pèsent bien plus que les produits desquels ils sont dérivés. Leur montant est estimé à 1,2 quadrillion (US) de dollars en 2020.
En un bref résumé, voici les produits existants :
 

1/Les CFD

Produit dérivé qui reproduit les variations d’un sous-jacent (un indice, une action, une matière
première…). Il permet de spéculer à moindre coût sur l’évolution du marché. Cette spéculation peut être
amplifiée par l’utilisation d’un effet de levier (multiplication des gains ou des pertes). Les CFD permettent
aussi de spéculer à la baisse (vente à découvert).


2/Les futures


Il s’agit là des contrats à terme, produits financiers les plus échangés au monde. Leur origine
remonte au secteur agricole. En clair, un agriculteur qui estime que sa production vaudra moins cher d’ici
deux mois par exemple, pourra toujours conclure un contrat avec un acheteur qui prendra effet dans deux
mois, à prix donné. C’est la même chose pour les contrats à termes (futures). L’acheteur fait ainsi un pari
sur le niveau de cours à date donnée. Si un trader estime que le CAC40 montera de 500 points en 1 mois,
alors il peut se diriger vers un futur CAC40 à 1 mois et ainsi parier sur la hausse du CAC40. La différence
est que ces produits offrent un effet de levier important (10€ du point par exemple…).


3/Les forwards


Un forward est un contrat qui se conclu entre deux parties pour acheter (position longue) ou bien
vendre (position courte) un actif sous-jacent à un prix et à une date future, déterminés à l’avance. En cela,
il se rapproche du contrat future. Mais contrairement aux futures, il se négocie de gré à gré, c’est-à-dire
entre deux partis. Un contrat de gré-à-gré n’est donc pas échangeable sur un marché car chaque contrat est
personnalisable et unique. On parle aussi de contrat future à la différence qu’il ne prend pas effet sur un
marché régulé.


4/Les options (Call/Put)


Une option est un contrat qui donne un droit d’achat (call) ou de vente (put) sur un sous-jacent.
Quand un investisseur estime une baisse des cours, il peut se diriger vers une option put qui, à date
déterminée, donne un prix appelé prix d’exercice (ou strike). L’acheteur de l’option fait des gains quand le
prix du sous-jacent est supérieur au prix d’exercice pour un call ou bien alors fait des gains quand le prix
d’exercice est supérieur au prix du sous-jacent pour un put. On dit aussi que l’option est dans la monnaie.
Le coût d’une option, qui se calcule selon le strike, le prix du sous-jacent et le temps avant échéance, est
appelé la prime.
 

5/Les warrants/turbo


Le warrant se base sur le même principe qu’une option et permet de bénéficier d’un effet de
levier. Le turbo est un produit qui permet également de se placer en call ou en put. Mais ce produit
diffère par sa capacité à amplifier les variations du sous-jacent, on parle d’élasticité (ou aussi de parité).
Une parité de 10 par exemple, traduira une multiplication de la valeur du sous-jacent par 10. Les turbos
sont des produits qui sont utilisables entre un certain intervalle de cours qui se situe entre le strike et la
barrière dite désactivante. Par exemple, si une action vaut 10€, alors un turbo sur cette action à parité 10,
aura une valeur de 100€. Ce turbo fonctionne tant que le prix du turbo se situe entre le strike (95€ par
exemple) et la barrière désactivante (110€ par exemple).


6/Les swaps


   Un swap est un échange (de flux financiers) entre deux parties (généralement des institutions
financières). Si une banque A paye un taux fixe à une banque B et que la banque B paye un taux variable
à la banque A, on parle de swap sur les taux d’intérêt. Si A et B décident de s’effectuer régulièrement des
paiements de taux et du montant nominal, le tout en une devise étrangère, on parle de swap sur devise.
   Par ailleurs, quand une banque A cherche à se protéger du défaut d’un de ses clients par exemple,
elle peut devenir acheteuse d’un CDS. Ou credit default swap. La Banque A verse une prime à la banque
B si aucun événement de crédit ne parvient. C’est une sorte d’assurance contre le risque du crédit pour
l’acheteur de CDS.
Enfin si une entreprise A cherche à se protéger des variations de long terme d’une matière
première, on parle de swap sur matières premières. Il s’agit donc d’un échange d’un prix fixe contre un
prix variable entre une entreprise A et B.
 
Par Thomas Andrieu.

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