Comment va-t-on travailler dans le monde d’après?

Jean-David Haddad livre un extrait de son essai « Face au monde d’après« .
Celui-ci concerne le monde du travail.

« Comme cela a été indiqué plus haut, le modèle de l’emploi classique, du CDI à vie, a du plomb dans l’aile. Seuls les grands groupes industriels et financiers vont le proposer. Il sera réservé aux diplômés des grandes écoles, qui font « carrière dans une grosse boite ». Des diplômés qui ne constituent qu’une petite partie de la population.

Sortir de l’Université, d’écoles plus ou moins secondaires, risque de plus en plus de mener au chômage ou à des emplois de sous-qualifiés ceux qui ne veulent pas prendre le risque d’entreprendre.

Mais entreprendre ne suffit pas ! Le nombre d’entrepreneurs ne fait que croitre en France.

La France devient un pays d’entrepreneurs malgré ses freins idéologiques, ses réticences génétiques et sa fermeture culturelle au monde de l’entreprise.

L’année 2019 a vu un nombre record de créations d’entreprises avec 815.000 entreprises crées ! Soit une hausse de 40% par rapport à 2009.

Le statut d’auto-entrepreneur y est pour beaucoup. Près de la moitié des entreprises créées le sont sous ce statut.

Mais au-delà des primes, de la simplification des procédures administratives, ce n’est pas l’envie d’entreprendre qui motive la plupart des entrepreneurs, mais le manque de débouchés sur des parcours classiques sécuritaires à la française. Cette société du salariat à vie était déjà malade, elle va désormais être agonisante !

De plus en plus de salariés en ont pris conscience et cumulent déjà leur emploi avec une activité d’entrepreneur.

Etre multi-cartes, afin de pouvoir absorber au moins en partie un choc économique, était déjà une tendance. Cela va devenir un must et les plus jeunes, voire même les quadragénaires, ont tout intérêt à s’y adapter et à l’intégrer. Ce qui n’est, je le conçois, pas facile pour la génération Y (les natifs des années 80 et 90), socialisés dans l’idéologie du CDI à vie, des 35 heures, des RTT… Une idéologie ambiante à laquelle la France tente encore de s’accrocher, mais qui est déjà passéiste.

Hélas le nombre de faillites va exploser en 2020 et probablement ne pas diminuer de suite, compte-tenu de la crise qui s’annonce. Mais les entrepreneurs, pour survivre, devront s’accrocher à leur projet et rivaliser d’ingéniosité. Ne pas utiliser internet aujourd’hui constitue un véritable handicap. La notoriété se construit et se déconstruit sur le net et en particulier sur les réseaux sociaux. »


La suite se trouve dans le livre « Face au monde d’après » …

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