Chaos mondial et récession : tout était prévisible !…

   Par THOMAS ANDRIEU, auteur de « 2021, Prémices de l’effondrement »

En 2018, plus de la moitié des économistes anticipaient une récession à l’horizon 2020/2021. Et cela impliquait automatiquement un élément déclencheur…

LE SCÉNARIO SE CONFIRME…

C’est tout le cœur du propos de mon  livre que j’ai rédigé à l’été 2019 : le retournement économique, qui avait une très forte chance de se manifester au 18 janvier 2020 (date de retournement de confiance, et pic absolu de ce début 2020 sur les marchés boursiers), allait provoquer une correction des actifs privés. Et une récession. Le retournement s’est bien produit, et tend, comme prévu, vers la récession. De même, les actifs privés ont réagi (certes, bien plus violemment que prévu). Ce début 2020 n’est pourtant que la première étape de cette entrée en bear market.

Alors que le marché actions décroche, les obligations ont rejoint des plus hauts (plus bas sur les taux). À titre indicatif, quand les taux pointent à la baisse, cela est un indicateur pertinent de récession, ce qui fait retourner dans l’autre sens la tendance obligataire. Voici donc qu’il ne reste plus qu’une issue du scénario : achèvement de la correction des actifs privés, suivi d’un retournement obligataire de taille. Et comme après la crise de septembre 2008, s’en est suivi la crise de la dette Grecque.

Il se présente à nous la même configuration : la crise de mars 2020, sera quasi-certainement suivie de la crise de la dette publique. Simplement car l’impact économique qui s’enracine va très probablement dégager des difficultés budgétaires. Difficultés qui deviendraient bien plus chaotiques, non seulement causées par les importantes fragilités budgétaires existantes, mais aussi par le probable manque de liquidités, et de confiance qui va découler en conséquence à la stabilisation du secteur privé.

Un Risque systémique ?…

Le problème actuel est que les États ne peuvent fondamentalement pas se maintenir sans le surendettement perpétuel, auquel ils sont condamnés. L’autre problème majeur est que le système bancaire mondial repose fondamentalement sur les obligations d’États. Ce sont des collatéraux sur Repo : une chute trop importante de la valeur des obligations entraînerait une crise interbancaire. Ce sont aussi des réserves pour les banques, et des actifs de base pour de nombreux épargnants (à travers les assurance-vie, PEL, livrets A…). Ce sont aussi des actifs de base pour les fonds de pension, de garantie…

En clair, la loi (de l’État), a indirectement participé à établir ce système qui permet de plus en plus difficile l’instauration de l’État-providence (Capitalisme d’État). D’où mon titre « 2021, prémices de l’effondrement« , renvoyant à cet effondrement de l’État-providence sur les décennies à venir, en conséquences aux prochaines vagues de risque de crises que je mets en avant (2027, 2033…). Effondrement de l’État-providence qui ne peut traduire qu’une nouvelle ère économique, politique, et sociale, que je mets en exergue. 2021 ne sera qu’un des prémices.

Il y a un risque pertinent… premièrement sur la sécurité des produits financiers, la stabilité du système bancaire et des budgets. Ensuite, il faut retenir un risque sur la stabilité sociale, idéologique, et donc politique. Mais attention : un risque reste un risque, rien de plus.

Pour comprendre ce scénario d’une simplicité infantile mais d’une réalité de plus en plus implacable :

https://jdheditions.fr/produit/2021-premices-de-leffondrement/

https://www.lesprosdeleco.com/recession-droit-devant-10-points-a-retenir/

Thomas Andrieu

Auteur de « 2021, Prémices de l’effondrement »

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